Furia francese e ritirata spagnola per la piazza azionaria americana che contrariamente alle più rosee previsioni mostrate in apertura, non è stata capace di confermare il buon rialzo segnato in avvio, azzerando interamente il vantaggio e chiudendo addirittura al di sotto della parità. Dopo il lungo ponte dell’ultimo week-end, che ha visto ieri Wall Street chiusa per la festività del President’s Birthday, i listini hanno mostrato ancor prima dell’avvio delle contrattazioni un notevole buonumore. Una positività che è stata confermata dai primi scambi, quando gli indici si sono spinti in avanti con decisione, arrivando a segnare rialzi superiori ad un punto percentuale. A due ore dalla partenza però si è avuto già un primo ritracciamento dai massimi, anche se è stato conservando un buon progresso.
La salita non è stata disturbata da alcun aggiornamento di rilievo sul fronte macroeconomico e così il mercato si è accodato alla positività registrata dalle Borse europee. No ha avuto un grande impatto sugli operatori l’intervento di Gary Stern, presidente della Fed di Minneapolis, il quale ha sostenuto la necessità di adattare le decisioni di politica monetaria alle circostanze del ciclo economico, pur riconoscendo che il gradualismo non è appropriato in tutte le situazioni.
A frenare l’entusiasmo degli operatori, soprattutto nella seconda parte della seduta, è stata la folle corsa dei prezzi del petrolio che sono arrivati a segnare un nuovo record storico al di sopra dei 100 dollari al barile. Un evento che è destato non poche preoccupazioni soprattutto perché il rincaro dei prezzi energetici e più in generale delle materie prime potrebbe impattare sulla spesa dei consumatori, già fortemente vacillante nelle ultime settimane.
Le elevate quotazioni del greggio hanno inoltre risvegliato i timori sul fronte dell’inflazione
février 20, 2008
Wall Street impaurita dal caro-petrolio. Close in rosso dopo avvio brillante
février 1, 2008
Le rapport Winograd sur le Liban a renforcé Ehud Olmert
“J’étais chez lui hier soir. Il me disait que, même si la commission Winograd avait été plus incisive dans sa critique, il n’aurait pas démissionné. Mais, à la façon dont les choses se présentent, il en est encore moins question”, a confié à Reuters l’ex-ministre de la Justice Yosef Lapid.Olmert “peut pousser un soupir de soulagement”, convient un éditorialiste, au lendemain de la publication des conclusions définitives de la commission présidée par l’ex-juge Eliahu Winograd, qui relève de “graves défaillances” au double échelon politique et militaire mais ne met pas en cause l’intégrité du Premier ministre.
“Echec et disculpation”, titre le Yedioth Ahronoth pour résumer ce rapport d’un demi-millier de pages dont Olmert a promis d’appliquer scrupuleusement les recommandations pour éviter le renouvellement du “grave et immense cafouillage” déploré par Winograd.
Le cabinet d’Olmert a confirmé qu’il allait “continuer à travailler” et ses alliés politiques confient qu’il envisage un élargissement de sa coalition pour poursuivre le chemin escarpé des négociations de paix engagées avec les Palestiniens sous la pression du président américain George Bush.
La ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni, sa rivale au sein de son propre parti centriste Kadima, qui n’avait pas hésité à l’inviter à démissionner lorsque le rapport d’étape de la commission avait relevé en avril de graves erreurs de jugement, est rentrée dans le rang, murmure-t-on dans les cercles politiques.
ESPOIR PALESTINIEN, INDIGNATION LIBANAISE
Pour sa part, le ministre de la Défense travailliste Ehud Barak, qui n’avait pas exclu de se dissocier d’un gouvernement fragilisé, a dit “soupeser” encore l’attitude à adopter. Mais il est improbable qu’il provoque des élections anticipées susceptibles de ramener la droite au pouvoir.
Le chef du Likoud, l’ex-Premier ministre Benjamin Netanyahu, s’est d’ailleurs dit favorable jeudi à un recours aux urnes pour redonner à Israël un “leadership responsable”.
Le Likoud arriverait en tête en pareille hypothèse avec 28 sièges, contre 12 actuellement, sur un total de 120. Selon le même sondage, réalisé ce mois-ci, Kadima verrait le nombre de ses députés tomber de 29 à 10, tandis que le Parti travailliste se maintiendrait, avec 21 députés, contre 19.
Mais la législature ne s’achève qu’en 2010 et le temps semble travailler pour Olmert, bien qu’il ait encore à se dépêtrer de divers scandales de corruption.
Quarante-deux pour cent des Israéliens souhaitent aujourd’hui son maintien au pouvoir, selon un sondage du quotidien Maariv, contre 17% seulement en avril, après la publication du rapport d’étape sans indulgence de la commission Winograd.
Les Palestiniens semblent soulagés de voir rengainée l’épée de Damoclès qui était suspendue au-dessus de la tête d’Olmert, un partenaire de paix qui a l’avantage de leur être aujourd’hui familier. Le négociateur Saëb Erekat a dit espérer que la voie serait désormais “dégagée pour un processus de paix sérieux qui aboutisse à la fin de l’occupation israélienne”.
En revanche, le Premier ministre libanais Fouad Siniora s’est indigné que le rapport ait présenté la guerre lancée au Sud-Liban par Israël comme une “occasion manquée” de casser les reins au Hezbollah. Cette présentation fait, selon lui, le lit d’une nouvelle agression israélienne et ignore les “crimes” commis par l’Etat juif à l’été 2006.
Amnesty International juge aussi le rapport “biaisé” parce qu’il est centré sur les erreurs stratégiques d’Israël et non pas sur les “meurtres aveugles” de civils libanais, dont 900 ont trouvé la mort en 33 jours de conflit, contre 159 Israéliens, des soldats pour la plupart.
Version française Marc Delteil


